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Le Cri Du Peuple
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Le Cri Du Peuple
  • Personne n'attendra de moi que j'accorde, en ce qui me concerne, un moment d'attention à la chose appelée amnistie. Dans la situation où est la France, protestation absolue, inflexible, éternelle, voilà pour moi le devoir. Victor Hugo
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8 décembre 2008

Jean Jaurès Dans le cabinet fantôme

JauresHumaEntretien privé dans le cabinet fantôme.…

Hier J’ai été reçu par monsieur Jaurès dans le cabinet fantôme, j’en ai profité pour lui poser quelques questions  sur la situation actuelle.

Monsieur Jaures quel regard portez vous aujourd’hui sur la France, l’insécurité galopante et la montée des menaces qui assaillent notre pays ?

Quelle abjection dans cette propagande de la peur ! On lit sur les murs de Paris d'ignobles affiches qui apprennent au monde que toutes les boutiques sont forcées, que toutes les existences sont menacées, qu'au coin de toutes les rues le passant est guetté par le couteau d'un apache. « Défendons-nous », hallucinons les cerveaux, affolons les coeurs ; demandons à la société française de répudier toutes les lois humaines sur le sursis, sur la libération conditionnelle, que ce fut son honneur de promulguer ; dénonçons comme des lâches, comme des traîtres, les jurés qui ont cru équitable, après examen des circonstances, un verdict de pitié. Faisons que la loi pénale fonctionne toujours automatiquement avec le maximum de rigueur. Appliquons, s'il le faut, la torture aux condamnés ; arrachons les ongles aux transportés par le rétablissement des poucettes ; et frappons, flétrissons comme des complices des assassins, tous les hommes qui demanderont à la nation de ne pas s'affoler, de ne pas se dégrader.

Si je vous comprends bien monsieur Jaurès l’utilisation de la peur pour manipuler les foules n’est pas une chose nouvelle. Mais peut être est ce la seulement une question de courage que de voir une situation périclitant pour ce qu’elle est ?

Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.

Monsieur Jaurès lorsque vous regardez la situation internationale que vous inspirent les croisades organisées par monsieur bush dans le moyen orient sous prétexte de libérer les peuples de ces pays ?

Donner la liberté au monde par la force est une étrange entreprise pleine de chances mauvaises. En la donnant, on la retire.

Que pourriez-vous préconiser pour faire cesser ces guerres alors ?

Monsieur,  il n’y a qu’un moyen d’abolir la guerre entre les peuples, c’est abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie — qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille — un régime de concorde sociale et d’unité.

Quel regard portez-vous sur le parti socialiste aujourd’hui ? Pensez vous qu’il puisse encore représenter une force fédératrice tant au niveau national qu’Européen ?

N'ayant pas la force d'agir, ils dissertent. Quand les hommes ne peuvent plus changer les choses, ils changent les mots. Ces grands changements sociaux qu'on nomme des révolutions ne peuvent pas ou ne peuvent plus être l'œuvre d'une minorité. Une minorité révolutionnaire, si intelligente, si énergique qu'elle soit, ne suffit pas, au moins dans les sociétés modernes, à accomplir la révolution. Il y faut le concours, l'adhésion de la majorité, de l'immense majorité.

Merci Monsieur Jaurès d’avoir prit le temps de répondre à mes questions.

Jean Jaurès se lève et nous nous serons la main j’en profite pour lui tendre un feuillet d’inscription au Parti de Gauche. Il la prend et sourit en remettant son chapeau melon.

« S’il doit encore y avoir de vrais socialistes monsieur Jaurès c’est la que j’espère les trouver. »

Il ne répond rien se contentant de hausser les épaules les paumes tournées vers le ciel avant de sortir. Oui monsieur Jaurès j’espère en ce parti retrouver la flamme du vrais socialisme.

En savoir plus sur le Parti de Gauche ici

En savoir plus sur Jean Jaurès ici

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